Clap Final Agency : l’Art de bien vivre et de bien mourir.Clap Final Agency : l’Art de bien vivre et de bien mourir.

Jeudi 18 septembre 2025, Isabelle Marsay et Céline Cénac réunissaient la presse et quelques proches à Amiens, dans la Chapelle de l’Orchestre de Picardie, pour le lancement de leur livre écrit à quatre mains : Le plus beau jour de ta mort. Un roman auto-édité chez Clap final. « Une auto-édition qui porte un nom, c’est mieux non ? Ça claque et c’est plus professionnel », indiquent sur leur site clap-final.fr, les autrices qui souhaitaient « partager ce livre spontané, le plus rapidement possible. Pour la rentrée littéraire. En tant que « remède contre la morosité » ».

L’idée de ce roman est née sur fond de musique disco, au cours d’une soirée d’anniversaire très joyeuse, le 21 février 2025. Pensant aux funérailles d’un ami américain, préparées au cordeau, Céline raconte qu’elle a déjà prévu la playlist de son propre enterrement... et une « liste noire » qui recense les personnes interdites de cimetière ce jour-là. » Isabelle imagine aussitôt deux personnages de roman, des « funeral planneuses d’élite » qui proposeraient des prestations sur-mesure et pleines de fantaisie, pour les futurs défunts. Céline propose de se joindre à l’écriture du livre, qui s’achèvera le 11 août 2025.

 

Romancière et professeur de lettres à Amiens, Isabelle Marsay a déjà publié une quinzaine d’ouvrages chez divers éditeurs. Certains sont dans une veine plutôt tragique ou historique, mais son œuvre a aussi, selon ses propres mots, « un versant carrément hystérique » ! C’est elle qui a imaginé la structure globale du roman. Pour Céline Cénac, directrice générale du Zénith d’Amiens et artiste peintre, l’expérience était inédite. L’écriture s’est organisée de boîte mail à boîte mail, quatre mois durant, comme une partie de ping-pong. Chacune relisant puis amendant, corrigeant ou validant, les trouvailles de l’autre. L’idée étant de produire un récit percutant et dynamique, aussi rythmé qu’une série Netflix. La suite de l’histoire est peut-être d’ailleurs, déjà dans les cartons…

 

Clap Final Agency : l’Art de bien vivre et de bien mourir.Clap Final Agency : l’Art de bien vivre et de bien mourir.
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Le plus beau jour de ta mort met en scène deux amies d’une quarantaine d’années. Luce Marchand, la narratrice, portrait craché de Laure Calamy, qui a hérité de son oncle le restaurant La Butte aux Anges, à Montmartre. Et Max Lachaut, « un air de femme fatale à la « Sharon Stone » », agent d’artistes free-lance qui passe son temps à « harceler les attachées de presse pour des résultats frôlant le Néant. » Un soir d’anniversaire, elles imaginent un projet commun : « On devrait créer une agence. Du type « Enterrements sur mesure », « Réussissez votre mort ». « Un départ à votre image », « Partez heureux », pourquoi pas. Ce serait fun, non ? » Le ton est très vite donné dans le roman, qui nous embarque tambour battant à la découverte des prestations de la « Clap Final Agency : l’Art de bien vivre et de bien mourir. »

Ce sont les obsèques d’un illustre inconnu, le peintre Louis Grenel, qui vont rendre notre « duo d’enfer » mondialement célèbre : « Il était parti, sourire aux lèvres, l’âme en paix, persuadé que sa cérémonie d’adieu serait un vrai chef-d’œuvre. » Le chef d’œuvre en question fait un malheur, bien au-delà de toutes les espérances, mais les héritiers du défunt - déshérités en l’occurrence – qui figuraient sur sa « liste noire », intentent un procès à l’agence. Entre « envolées polémiques ou lyrico-satirico-artistiques », le tribunal devient le théâtre principal du roman qui, de rebondissement en rebondissement, tient en haleine jusqu’à sa toute fin. Pour le meilleur et pour le pire. 

« On allait donner dans l’événementiel de la mort. Dans la « haute couture ». Avec des « enterrements sur mesure ». Des linceuls et des cercueils personnalisés. Des trucs d’enfer. Prêtes à croquer la vie, la mort, à pleines dents. Mortes de rire. Sans savoir dans quoi on s’embarquait… »

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