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"Elle est l’enfant des brumes picardes et des hivers dans les poésies d’autrefois / Elle aime dans les pages des livres le son des galoches sur les chemins gelés / La pluie qui perle sur les pélerines de laine / Le vent qui feule / Et la neige en tapis en manteau en perruque" L’Engrangeoir (La Chouette imprévue)

Lecture musicale de Nathalie Boniface-Mercier accompagnée au ukulélé et au n’goni (guitare traditionnelle malienne) par Frédéric Kwiek à la bibliothèque Jacques Prévert de Longueau, dans le cadre du festival poétique Le Rayon vers le 29 mars 2022.

Chronique flash : L'engrangeoir de Nathalie Boniface-MercierChronique flash : L'engrangeoir de Nathalie Boniface-Mercier

Nathalie Boniface-Mercier rend hommage à ses grands-parents dans ce recueil. En poésie, elle fait revivre son enfance et les moments vécus chez eux, à la campagne, près d’Abbeville. Tirant le fil de la mémoire, elle couche sur le papier les souvenirs et images qui surgissent en elle depuis longtemps sans qu’elle les y invite. "Anamnêsis : bienfaisantes graines pour ensemencer l’écriture".

Chronique flash : L'engrangeoir de Nathalie Boniface-MercierChronique flash : L'engrangeoir de Nathalie Boniface-Mercier

Dans son ouvrage, Nathalie est "l’enfant" qui s’ouvre au monde réel et à celui des livres, qui écoute, observe, fait provision de mots, de couleurs et de sensations. "Les bols de faïence côtelée grenat et blanche", les beignets aux pommes de la grand-mère, "robe à smocks loden vert", la Dyane sillonnant les routes, Mary Ingalls ou le "petit monde de Sarah Kay"… C’est son enfance et ce sont toutes les enfances qui se réveillent à la lecture de ses poèmes. L’autrice sème, comme autant de graines, des souvenirs sans chronologie, fertilisant le terreau de nos propres mémoires. "Nul ne guérit de son enfance", chantait aussi Jean Ferrat…et c’est tant mieux.

Chronique flash : L'engrangeoir de Nathalie Boniface-MercierChronique flash : L'engrangeoir de Nathalie Boniface-Mercier
"Les images de l’enfance sont des habits précieux qui perdent leur éclat sitôt posés sur nos épaules d’aujourd’hui. Seule la poésie les exhume des armoires. Les fils des mots retissent les étoffes déchirées."
Tag(s) : #Chroniques Flash

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